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vie de famille

đŸ§˜đŸ»â€â™€ïž ma charge mentale, je ne l’échangerais pour rien au monde.

Notre sociĂ©tĂ© occidentale nous offre tout ce qu’il y a de plus confortable. Et tant que c’est pratique, ça se justifie :

C’est vrai quoi: nos grands-mĂšres lavaient les couches de leurs petits, mais nous, on les jette Ă  la poubelle. Nos grands mĂšres cuisinaient, mais nous les filles, on bosse, donc on consomme du dĂ©jĂ -prĂȘt. Nos grands-mĂšres lisaient, cousaient, tricotaient … mais nous, avec nos journĂ©es tellement chargĂ©es, on se dĂ©tend le soir devant une sĂ©rie.

C’est tellement plus confortable. Nos vies sont d’une facilitĂ© dĂ©concertante. Laquelle de nous va au lavoir pour frotter son linge, Ă  la ferme chercher du lait de vache, au potager pour faire pousser ses lĂ©gumes, au puit chercher de l’eau ?

Et pourtant, malgrĂ© cette incroyable facilitĂ©, cet extrĂȘme confort du quotidien, les femmes d’aujourd’hui se sentent dĂ©bordĂ©es, dĂ©passĂ©es, Ă©puisĂ©es. La faute Ă  la charge mentale il parait.

On travaille dur, pour gagner des sous, pour acheter des choses toute-faites, parce qu’on n’a pas le temps de les faire nous-mĂȘmes, parce qu’on travaille dur, pour gagner des sous, pour acheter des choses toute-faites, parce qu’on n’a pas le temps de les faire nous-mĂȘmes …

STOP.

C’était certes trĂšs confortable d’avoir deux salaires, mais que nos enfants se retrouvent par consĂ©quent Ă©levĂ©s 80% du temps par des quasi-inconnus nous posait problĂšme: oĂč Ă©tait le sens ? Cette course Ă  la consommation, nous avions le sentiment de la subir: oĂč Ă©tait le sens ? Il nous fallait toujours plus, toujours autre chose, nous Ă©tions d’éternels insatisfaits, oĂč Ă©tait le sens ?

J’ai longtemps dit (et pensĂ© sincĂšrement) que nous avions BESOIN de ces deux salaires. Vous comprenez, l’emprunt pour l’appartement, et le coĂ»t de la vie Ă  Paris, et les activitĂ©s pĂ©riscolaires, et le tarif de la crĂšche, celui de la baby-sitter, sans parler du budget nourriture, des couches jetables et du prix de la cantine …

Et puis …

Et puis nous avons tout changĂ©. Avec notre dĂ©fi zĂ©ro dĂ©chet, Ă  chaque fois que nous mettions quelque chose Ă  la poubelle, on se demandait si on pouvait: soit s’en passer, soit le remplacer par un produit non-jetable. Et bien il existe des solutions pour quasiment tout ! Et le bonus, c’est qu’on fait d’incroyables Ă©conomies. Minimalisme et dĂ©croissance s’invitent d’eux-mĂȘmes au programme. On fait mieux, avec moins.

Nous avons appris Ă  ralentir, Ă  respecter les saisons dans notre alimentation, nous avons dĂ©couvert que nous pouvions nous passer facilement de nombreux produits qui sont en rĂ©alitĂ© loins d’ĂȘtre nĂ©cessaires, nous nous sommes mis Ă  faire du pain, des yaourts, des pĂątes Ă  tarte, des compotes. Nous avons investi dans des couches lavables, nous avons supprimĂ©s tous les produits superflus de la salle de bain, et fabriquons certains cosmĂ©tiques nous-mĂȘmes.

On a retirĂ© des CHOSES Ă  notre vie pour faire de la place au SENS. Le gros challenge consiste Ă  changer son regard de consommateur. Il s’agit d’apprendre Ă  maĂźtriser notre dĂ©sir d’acquĂ©rir alors que nous avons Ă©tĂ© biberonnĂ©s Ă  l’hyperconsommation et la publicitĂ©. Pas facile. Ça ne se fait pas du jour au lendemain, c’est un long et beau chemin.

Par ailleurs, faire soi-mĂȘme prend beaucoup plus de temps que d’acheter tout fait. Alors il faut libĂ©rer du TEMPS. Dans notre famille, c’est la grossesse du petit 3Ăšme qui Ă  tout fait basculer. Et comme nous avions dĂ©jĂ  opĂ©rĂ© de nombreux changements auparavant, vivre avec un seul salaire devenait peu Ă  peu envisageable, j’ai donc fait le choix de quitter mon activitĂ© salariĂ©e il y a 1 an.

Aujourd’hui, j’ai la fameuse « charge mentale » et mon mari a lui la « charge financiĂšre ». Laquelle est enviable ? Est-ce seulement comparable? Elles sont tout simplement complĂ©mentaires. Notre paritĂ© Ă  nous se dĂ©cline ainsi.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit: les femmes peuvent avoir une activitĂ© salariĂ©e bien sĂ»r ! D’ailleurs je suis bien contente que ma sage-femme soit une femme, que l’instit’ de Petit-Lou soit une femme etc. La femme a aussi sa place en entreprise, oĂč elle a beaucoup Ă  apporter je crois. En revanche, il arrive une pĂ©riode dans la vie d’une femme oĂč elle peut aussi faire le choix du foyer. Parce que faire vivre un foyer avec joie et gĂ©nĂ©rositĂ©, c’est un travail Ă  temps plein.

Ma charge mentale, je l’aime. Elle est belle, elle a du sens, et je n’échangerais ma place pour rien au monde.

Une rĂ©ponse sur Â«Â đŸ§˜đŸ»â€â™€ïž ma charge mentale, je ne l’échangerais pour rien au monde. »

Oh que oui c’est un travail Ă  temps plein d’ĂȘtre maman et femme au foyer! C’est avoir une multitude de casquettes et cumuler les mĂ©tiers aussi diffĂ©rents les uns des autres (cuisiniĂšre, intendante, conteuse et j’en passe!)

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